René Barrière et ses descendants québécois

(Un dossier sur la famille Barrière )
Par ROLAND BARRIÈRE

 

précédent | accueil |suivant 


Avant -propos

Durant ma jeunesse, je me rappelle avoir écouté souvent ma mère raconter des événements et des anecdotes dont elle avait entendu parler alors qu'elle était petite fille. Douée d'un certain sens d'humour, un peu moqueuse, elle nous faisait rire; et je pense qu'elle tenait ce talent de son père, mon grand-père William Brissette.

Pince-sans-rire, mon père lui aussi nous parlait des anciens; il aimait se rappeler «son grand grand-père Dame», le grand-père de sa mère Aurélie. Il affirmait l'avoir connu. Papa avait une dizaine d'années et le « grand grand-père » disait-il, avait bien ses 95 ans, né à la fin du XVllle siècle. Un siècle donc les séparait.

Le dimanche disait-il encore, « le grand grand-père » allait à la messe vêtu de ses plus beaux habits, la canne à la main, et portant la chemise au col à pointe. Les cheveux longs, il se faisait une couette en arrière de la tête comme certains jeunes garçons d'aujourd'hui.

La «Pointe de chemise», «Les Hurons», «Le Cordon» autant d'expressions savoureuses entendues de la bouche de mon père, pour décrire ou situer le pays des ancêtres, que j'ai été à même de visiter, et que l'on reconnaîtra dans ce dossier. Il savait aussi que l'ancêtre des Barrière s'appelait René et que plusieurs descendants avaient adopté le surnom de Langevin.

Je me rappelle encore les beaux dimanches d'été quand mon père nous amenait ou à Richelieu ou à St-Mathias, pays de son enfance.

Nous partions l'auto bien remplie, les plus jeunes assis sur de petits bancs ajoutés, pour être plus confortables. Il nous montrait du doigt les maisons paternelles, celle de son oncle Michel Dubuc et de son oncle Michel Choquette et, bien sûr, celle de son grand-père Barrière, au rang de la Savane.

C'est en hommage au souvenir de mes parents que j'ai monté ce dossier sur la famille. Je ne l'ai point fait en spécialiste de la généalogie, ce que je ne suis pas, mais j'ai compilé ce dossier avec la mémoire du cœur, celle que mes parents m'ont transmise. S'ils étaient encore de ce monde, comme ils seraient heureux de compulser ce que j'ai amassé sur l'ancêtre et ses descendants! Ma recherche est un commencement; il reste maintenant à chacun de nous de la continuer.

Février 1978