René Barrière et ses descendants québécois

(Un dossier sur la famille Barrière )
Par ROLAND BARRIÈRE

accueilsuivant 


Préface.

Ceux qui liront ce livre conviendront de son authenticité et de son originalité. En effet, l'auteur fait preuve du souci d'exactitude du généalogiste, du sens de la vérité propre à l'historien et, par surcroît, du charme naturel de l'anecdotier.

Roland Barrière, beau-frère et ami, m'a associé à cette préoccupation constante depuis surtout les dix dernières années; il me faisait part de ses découvertes et me confiait ses difficultés. Je me suis plu à lire ses premiers jets littéraires, à les relire aussi puisque peu d'écrivains n'ont su mieux que lui appliquer le conseil de Boileau «vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage... ». Voilà pourquoi, je crois, il me fait l'honneur et le plaisir de préfacer ce «dossier» de la famille Barrière.

L'auteur étant lui-même un Barrière, il me semble qu'il ne s'est pas suffisamment identifié. Rien ne s'objecte à ce que le préfacier comble cette lacune. Né à Montréal, le 12 octobre 1921, Roland Barrière est issu d'une famille de 8 enfants, dont 5 filles et 3 garçons. Il a fait ses études secondaires à l'École Supérieure Richard, à Verdun, et ses études universitaires à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal.

En 1947, il devenait membre de l'Ordre des comptables agréés. Fait intéressant à signaler, ses frères René (aujourd'hui décédé) et Jean sont tous deux aussi, comptables agréés. Il a été associé senior de la firme Bastien et Barrière, devenue aujourd'hui Normandin, Seguin & Ass. Cette firme jouit d'une réputation bien assise a mari usque ad mare.

Dans l'exercice de sa profession, Roland Barrière fait sa marque comme conseiller en gestion administrative et dans le règlement de successions. Dans sa vie privée, il est connu pour sa ponctualité, son souci de l'exactitude, sa jovialité, son attachement à la famille et son attrait pour les coutumes et la stabilité des institutions politiques, religieuses et sociales.

Les principaux traits du caractère et du comportement de l'auteur se reflètent dans le style, la composition et le message de cet œuvre, ainsi que dans la précision et la maîtrise qui s'en dégage.

Le mode de vie de l'ancêtre René Barrière et de ses descendants correspond à celui des Canadiens Français des XVIIIe et XIXe siècles.

Les mariages en secondes noces étaient fréquents à l'époque et la famille comptait souvent entre 10 et 20 enfants. René, lui, est le père en premières noces de 10 enfants, et en secondes noces de II enfants. Ils étaient colons ou artisans; René, lui, était cordonnier. Ses descendants sont pour la plupart devenus cultivateurs dans les régions de Richelieu, de St-Mathias et de Lacolle. Un bon nombre a préféré l'agitation de «la grande ville », surtout dans la première moitié du siècle actuel; le père de Roland, Pierre, fut l'un de ceux-là. Certains ont émigré aux États- Unis dans le but d'y trouver une meilleure pitance; ils se sont faits « Gates».

Faire revivre et rendre en quelque sorte dynamiques les principaux événements d'un tel mouvement humain, c'est faire œuvre généalogique.

Mais y joindre l'anecdote (le mariage «à la Gaumine» en est un exemple) et y associer l'histoire du Canada-français, c'est faire œuvre magistrale.

Inspiré par les œuvres de Benjamin Suite et de Mgr Tanguay, Roland Barrière a scruté avec conscience les registres et les archives de l'État, en particulier ceux qui sont colligés dans les bureaux d'enregistrement et les presbytères. C'est là que sont «enfouis» les faits primordiaux et révélateurs de la vie courante; naissances, mariages et décès; acquisition, aliénation et disposition des acquets et biens patrimoniaux.

Ce volume qui se veut modeste, mais qui fait preuve d'une sérieuse recherche, s'avère le reflet de l'attachement de l'auteur pour sa famille et la terre de ses ancêtres. Nul doute qu'il sera exploité et apprécié par les Barrière d'aujourd'hui et de demain, eux à qui il est avant tout destiné.

Il facilitera l'identification de la famille; il contribuera aussi à encourager la poursuite de cet intéressant «dossier».

René BEAUDRY, j.c.p., Tribunal du Travail.

suite