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Les premières générations (suite)QUATRIÈME GÉNÉRATIONLES GARÇONS DE MOÏSECharles:
baptisé à St-Mathias, le 29 décembre 1850, l'aîné des garçons a
convolé trois fois en justes et légitimes noces; d'abord avec Delrise
Lagacé, puis Joséphine Allard et enfin Joséphine Bélanger. Je me
souviens de l'avoir vu giguer. J'avais une dizaine d'années et lui avait
bien ses 80 ans. Il eut quatorze enfants avec
sa première femme, 9 garçons et 5 filles. Ont survécu: Avila, époux de
Selma Nelson; Wilfrid, époux de Thérèse Machabé, tante du comédien
Jean-Louis Millet te; Charles, époux d'Éva Bourdeau; Ernest, époux de
Sara Labelle; Hildège, époux d'Alice Rousseau de Mont-Joli; Rosana, épouse
d'Ovila Pépin et en deuxième noces, de Fernando Hamelin; Florida, épouse
de Wilfrid Lachapelle; Marie-Louise, épouse de Philémon Chevrefils et
Lucienne, épouse d'Edmond Houle. Charles a fait dans les
affaires à Montréal. Dans le Lovell de Montréal de l'année 1883, on
retrouve les inscriptions suivantes: C. Charles était en affaires
avec son frère Félix. Il aurait aussi été cultivateur puisqu'en 1897,
il fait baptiser son fils Hildège à St-Mathias où il est dit
cultivateur de profession. U n des fils de Charles est
fait prisonnier durant la guerre 1939- 1945. A vila, aussi appelé Ovila,
s'enrôle en 1939 dans la marine et est fait prisonnier quand le bateau
dans lequel il se trouve est coulé en pleine mer par les Allemands. Selon
A vila, son cargo se dirigeait vers un port d'Afrique du Sud, quand il fut
tiré presque à bout portant par des obus ennemis, munis de fusées à
retardement, ce qui provoqua une explosion dans les parties vitales du
navire. Avila ainsi que ses compagnons survivants sont amenés à bord du
« raider» ennemi et emprisonnés dans la cale. Les prisonniers passèrent
deux semaines à bord de ce « raider» de surface et furent ensuite
transbordés sur un navire prison qui les transporta à Bordeaux. De là,
ils furent acheminés vers un camp de prisonniers situé près de Hambourg
et les quelques 4,000 prisonniers qui s'y trouvaient, furent témoins du
grand raid allié au dessus de cette ville. Félix:
né en 1856, épouse aux États-Unis, Alexina Gamache. Six enfants sont nés
de leur union: Félix, époux d'Ernestine Ruest; Arthur, époux de
Marie-Anna Beaudoin et en seconde noces de Léone Jarret; Henri, resté célibataire;
Omer, époux de Fabiola Piché et en seconde noces de Maria Bélanger;
Emile, époux de Gaby Rowan et Élisa, restée célibataire. Félix a été sans doute le
plus aventurier et le plus entreprenant des fils de Moïse, s'empressant
d'aller aux États-Unis afin de satisfaire sa curiosité. Et par bonheur,
il y rencontre sa femme. Il revient ensuite au Canada où tour à tour, il
est cultivateur, homme d'affaires et industriel. Il a beaucoup impressionné
mon père. Ses enfants ont marché sur
ses traces et ont laissé leur marque: Félix, l'aîné, est tour à tour
comptable, publiciste et imagine un nouvel annuaire téléphonique où il
est possible de connaître le nom par le numéro; Omer, en plus d'avoir été
commissaire d'écoles, échevin et député, réussit fort bien dans le
commerce de la chaussure; Émile, diplômé des Hautes Études, deuxième
promotion, fait carrière en Europe au service du New York Times. Enfin, Félix décède à
Montréal dans les années trente. Théodore:
mon grand-père, né en 1858, épouse à St-Mathias au printemps de 1883,
Aurélie Dame, fille unique de Pierre Dame et Françoise Trudeau. Ils
eurent sept enfants: 4 garçons et 3 filles: Théodore, Pierre, mon père,
Isidore et Henri; Marie-Louise, épouse de Laurent Robert, Flore, épouse
de Eugène Messier et Clara, épouse de Émile Morier. Théodore, l'aîné est baptisé
à St-Mathias le 17 mai 1884; son parrain est Moïse Barrière, sa
marraine Duchesneau; il émigra aux États-Unis et finit ses jours à
Norwich au Connecticut. Il a épousé Émilina Barrière à Moose Up, le 5
février 1912. Isidore, épouse Aurore Morier,
la soeur de son beau-frère Émile, et exploite un commerce de boucherie
à Richelieu. Henri épouse Jeanne Latour de Trois-Rivières. Quand à mon père, il quitte
Richelieu, son village, pour venir à Montréal suivre un cours
commercial. Il demeure chez son oncle Félix à Montréal, puis chez M.
Brissette qui devient son beau-père, puisqu'il épouse sa fille, ma mère,
Rébecca Brissette, le 10 septembre 1907. Ma grand-mère s'éteignit en
1923 et mon grand-père Théodore épousa en seconde noces Mathilde
Bessette. Mon grand-père a été cultivateur à Richelieu. Sa maison bien
que transformée aujourd'hui, demeure solide, non loin de la rivière sur
la quatorzième avenue. Mon père aimait nous raconter ses plaisirs de
jeunesse. L'été, il plongeait, paraît-il, du pont des «chars»,
exploit qui me paraît extraordinaire encore aujourd'hui. Maire de son village de 1906
à 1912, citoyen respecté, chef de famille plutôt sévère et d'une extrême
probité reconnue, mon grand-père à la mort de sa femme, vendit sa terre
à Jos Ward, homme riche du temps et s'acheta une maison au village, tout
près de sa terre au bord de la rivière Richelieu. Il finit ses jours à
Chambly en 1930, la veille de Noël après une courte maladie. Son fils, Isidore, acheta la
maison de Richelieu et l'agrandit pour lui permettre d'exploiter son métier
de boucher qu'il pratiqua jusqu'à sa mort. Il était le grand ami et
confident de mon père. Tante Aurore, son épouse, artiste du terroir, a
transmis à sa fille Oenise son talent. Artiste du petit point, les
oeuvres de Oenise sont aujourd'hui recherchées. Napoléon
(alias Paul): baptisé à St-Mathias le 31 janvier 1865, son parrain fut
Godfroy Rainville et sa marraine, Césarie Barrière. Il épouse Rose-Anna
Ashby le 25 septembre 1888 à Mariev~lle et prend ensuite en seconde
noces, Adèle Aléda Lavallée, le 9 août 1930, à Worcester. Il finit
ses jours à Worcester. Hormisdas: baptisé à
St-Mathias le 13 octobre 1866; son parrain, Jean- Baptiste Barrière et sa
marraine, Marguerite Coiteux. Il épouse Albina Rivest et finit ses jours
à Worcester, E.U., comme son frère Napoléon. LES FILLES DE MOÏSECéleste:
l'aînée de la famille, du même prénom que sa mère, a sept ans lors du
décès de son grand-père Louis, puisqu'elle est née en avril 1845. Probablement la seule à avoir
connu son grand-père, il est certain que la petite Céleste a été bercée
sur les genoux des grands-parents, puisqu'ils vivaient chez son père Moïse.
Céleste est baptisée à
St-Mathias, le 2 avril 1845. Son parrain fut Louis Barrière, sa marraine
Euphrosine Macé, mère de Céleste Loiselle. A 20 ans, soit le 6 juin 1865,
elle épouse François Xavier Messier, cultivateur, fils de François
Xavier Messier et de Julie Carreau de St- Grégoire. Ils vécurent à
Richelieu puis à South Stukeley et eurent 12 enfants, dont Alexina, mariée
à Richelieu le 23 janvier 1900 à Exias Benoît. Une autre de ses filles,
Angelina, s'est mariée à Richelieu elle aussi, le 13 janvier 1899 à
Euclie Gaudreau. Et, à propos, Thérèse Benoît,
épouse de Léon Landry de Richelieu, petite fille de Céleste Barrière,
m'a parlé de ses grands-parents; elle s'en rappelle très bien; elle m'a
appris qu'ils furent tous deux inhumés à Stukeley. Et l'on m'a raconté aussi une
anecdote à propos du peu fortuné François-Xavier Messier. Un jour qu'il
était venu à Montréal pour écouler ses produits de la ferme, il aurait
vendu son cheval et serait retourné à Stukeley en tirant lui-même sa
voiture, sur une distance d'environ 60 milles; n'était-ce pas un exploit
digne de mention? Rose-de-Lima:
épouse Michel Dubuc, cultivateur, fils de Michel Dubuc et Marie-Anne Barré
à Richelieu. Comme sa soeur Céleste, elle aura une nombreuse famille.
J'ai compté onze enfants issus de leur union, trois garçons et huit
filles: Adonaï qui a séjourné dans l'Ouest Canadien quelque temps,
Azarias et Elphège tous deux cultivateurs à Richelieu. Azarias connut une mort
tragique à la suite d'un accident survenu sur sa ferme alors qu'il s'y
rendait pour soigner ses chevaux. Près d'une stalle, il perdit l'équilibre
lorsque le cheval recula vers lui. Avant qu'il n'eût le temps de se
relever, l'animal le piétina à mort. Azarias avait 5l ans. Son
petit-fils garagiste à Richelieu m'a raconté qu'immédiatement après
les funérailles, les fils d' Azarias ont décidé de régler le compte du
cheval meurtrier; ils l'ont abattu d'un coup de carabine au beau milieu du
champ. Chez les filles, Azilda mariée
à Alphonse Bessette à Richelieu le 23 octobre 1900, mère de neuf
enfants, est décédée à l'âge de 89 ans, à l'hospice de Marieville;
Rose-de-Lima mariée à Adelbert Touchet te à Richelieu le l2 septembre
1916 et mère de 15 enfants; Màrie-Ange épouse Adélard Raymond; Léa
mariée à Joseph Saurette et en deuxième noces à Omer Brodeur et enfin,
quatre filles religieuses. Rose-de-Lima est inhumée à
Richelieu en 1923. De ses descendants se trouvent encore à Richelieu. Azilda:
fut baptisée à St-Mathias le 18 janvier 1849; son parrain est Abraham
Barrière, demi-frère de son père. Elle épouse Antoine Beaudry,
cultivateur, le 27 juillet 1867, fils de Jacques Beaudry et d' Adèle
Brodeur. Inhumée à Richelieu en 1927 à 78 ans, elle n'a eu que trois
fils; Antoine, Uldège et Antonio. Ce dernier fait l'objet d'un chapitre
dans ce dossier. Seul Antoine sera cultivateur comme son père. Je me souviens d'Uldège,
l'homme d'affaires restaurateur qui s'était gardé un pied-à-terre à
Richelieu. Un petit-fils d' Azilda, nommé Antoine comme son père, vit
encore à Chambly. Célina:
épouse le 26 janvier 1875 Michel Choquette, cultivateur, fils de Salomon
Choquette et de Flavie Benoît. Huit enfants sont issus de leur union:
cinq garçons et trois filles. Joseph marié à Marie-Louise Desroches à
Richelieu le 20 avril 1903; Philias marié à Annie McCambridge à
Marieville le 21 juillet 1913; Elphège marié à Rose- Alba Ostiguy à
St-Angèle le 9 avril 1921; Pierre marié à Eva Patenaude, décédé le 8
septembre 1964; Arthur, Emma mariée à Joseph Théberge le Il novembre
1893 à Richelieu; Marie-Louise mariée à Ulric Boucher à Richelieu le
l2 septembre 1900 et Régina mariée à Napoléon Alix à Marieville le 3
septembre 19l9. Mélina:
baptisée à St-Mathias le 20 mars 1863, elle a dix ans à la mort de sa mère;
elle épousa à Richelieu le 16 octobre 1882, Michel Massé, fils de
Michel-Henri Massé et Marie Paquette de St-Paul d' Abbotsford. Elle ne demeurera donc pas
longtemps à la maison avec la troisième femme de son père, arrivée en
septembre 1881. Elle n'aura pas d'enfant et émigrera aux États-Unis dans
la région de Worcester. Rosalie:
mariée le 25 février 1884 à Joseph Viens, cultivateur de Richelieu,
fils de Toussaint Viens et de Catherine Cheval, de l' Ange Gardien. Elle
aura deux enfants: Arthur, émigré aux États-Unis qui a épousé à
Marieville, Marie Rainville, le 30 juin 1914 et Florida, mariée à
Marieville, à Arthur Dubuc, le 15 novembre 1909. Malvina:
restée célibataire, n'a pas eu une bonne santé. A la mort de son père,
elle a été placée à l'hospice de Marieville où elle est morte.
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